Terouma : qu’est-ce à dire ?

enfant dans les branches - GAF - 2004

On m’a sussuré dans l’oreillette que j’avais expliqué le sens du nom de domaine de ce site, dans l’About this Place en anglais, mais pas en français ! et que j’eusse dû, parce que ça valait la peine.

Alors, je m’exécute bien sûr !

Ce nom de Terouma vient de l’hébreu biblique תרומה, prononcé « trouma » ou « térouma » et qui se traduit par « offrande » et que l’on retrouve notamment dans l’épisode biblique où les Israélites apportent volontairement ce qui contribuera à construire le sanctuaire qu’ils vont transporter avec eux durant leurs tribulations dans le désert.

Le mot a aussi une connotation qui n’est pas nécessairement contenue dans sa traduction. Il implique une notion de « mise à part », séparation, mais aussi d’élévation, quelque chose qui nous grandit : par la contribution que l’on apporte à un édifice, à une entreprise de construction, on se grandit soi-même.

En naissant autiste, le héros de ce site ici, a certes opéré une séparation majeure de la vie à laquelle nous nous destinions, mais a aussi offert des possibilités immenses de croissance. C’est de cela que je voudrais parler ici, en vous racontant tout ce que je vous raconte.

L’autisme n’est qu’une étiquette. Une façon pratique de décrire quelque chose de particulièrement complexe. Il n’est pas une définition. Il n’est pas une identité. C’est la Terouma qui va être le fil conducteur de ce qui nous aura définis tout au long de ce chemin-là.

Merci d’en être les témoins.

J’espère que vous nous accompagnerez avec intérêt et bienveillance.

 

4 pensées sur “Terouma : qu’est-ce à dire ?”

  1. J’attends avec impatience les nouveaux épisodes de Terouma ! Il est beau comme un coeur ton bonhomme ! Il a combien sur la photo…8 ans ? Hyper expressif le regard, il a l’air de savoir ou il va…dans la forêt mais pas que…

    1. Merci Aurelie ! oui, 8 ans, c’est cela. Très intense, et très expressif. Il a toujours été attachant, cela lui a beaucoup servi, parce que le handicap n’était pas facile, puisqu’il ne communiquait pas de façon typique avec les autres. Il fallait qu’il y ait quelquechose qui permette qu’on s’attache quand même, malgré l’absence de langage et de communication !

  2. C’est fou comme « il se ressemble », il a la joue un peu moins ronde, mais c’est toujours lui, si j’en crois les photos.

    Je suis contente que tu aies fait cette explication pour les francophiles, d’abord parce que c’est un beau mot, et ensuite parce que la façon dont tu le mets en écho avec votre histoire est magnifique.

    Émouvante.

    Merci 🙂

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